3 questions à... Pierre-Yves Charlois

Le nouveau directeur du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes a pris ses fonctions à l’automne dernier. Rencontre.

QUEL A ÉTÉ VOTRE PARCOURS AVANT DE PRENDRE LA TÊTE DE L’ASSOCIATION LES PETITS COMÉDIENS DE CHIFFONS ?

PIERRE-YVES CHARLOIS : Initialement, je viens du milieu musical. J’ai ensuite intégré des structures régionales chargées du développement de la diffusion de spectacles vivants. J’accompagnais des compagnies vers la professionnalisation et, à terme, vers la diffusion de leurs créations. Ces expériences m’ont permis de tisser un important réseau national et international tout en m’offrant une ouverture vers de nombreuses disciplines artistiques.

L'UNIVERS DE LA MARIONNETTE EN FAISAIT PARTIE ?

P-Y.C. : Oui, effectivement, et je connaissais bien sûr la réputation du festival ardennais, figure de proue mondiale de la marionnette. J’y suis d’ailleurs venu plusieurs fois dans le cadre de mes précédents emplois, notamment pour accompagner des troupes qui s’y produisaient. Pour moi, la marionnette est un art total qui embrasse plusieurs domaines artistiques comme le théâtre, la chorégraphie… Et c’est justement ça, qui rend la discipline passionnante !

COMMENT VOYEZ-VOUS ÉVOLUER LE FESTIVAL ?

P-Y.C. : Je prends encore mes marques mais je souhaite m’inscrire dans sa continuité artistique. Pour cela, je compte m’appuyer sur les forces du Festival, à commencer par son tissu de bénévoles. Ils sont près de 500 et constituent l’âme de l’événement. Ensuite, il faut entretenir l’équilibre entre exigence artistique et rendez-vous populaire. Pour moi, les deux sont compatibles. Enfin, j’aimerais encore plus ancrer le Festival sur le territoire et développer nos actions de médiation. Sur une année, ça représente près de 400 heures d’intervention artistique dans les établissements scolaires, les prisons… Cette présence vise à faire connaître les métiers de la marionnette, de la création artistique et plus globalement, de la culture. Pour nous, c’est essentiel.