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INONDATIONS DE 1995 : CHARLEVILLE-MÉZIÈRES ET SES ENVIRONS

"Charleville-Mézières, où la crue de la Meuse a atteint 6,15m, a reçu hier la visite du Premier ministre. Sur l'ensemble des Ardennes, une cinquantaine d'entreprises industrielles ont dû être abandonnées aux inondations. 9.300 personnes se trouvent au chômage forcé. On estime à 3.000 le nombre d'habitations inondées..." , Libération, 1er février 1995.

 

A Charleville-Mézières, la Meuse va dépasser les 5 mètres de hauteur. Le quartier de Mézières est l’uns des plus touchés et les services municipaux vont installer des passerelles dans de nombreuses rues. La ville est coupée en deux et des navettes SNCF sont installées pour relier Mohon, Charleville et le Theux. A Manchester, la promenade de la Warenne est inaccessible. Plus au nord, la piscine du Mont-Olympe est fermée. Les quai Rimbaud et Charcot sont fermés, tout comme la Place des Droits de l’homme. A Montcy Notre Dame, des personnes de Cités Gailly ont dû être relogées.


A Warcq, les hommes du 3e Génie poursuivent le transport des personnes entrant et sortant de la commune. La population est ravitaillée en eau potable après la fermeture des canalisations d’eau immergées. Une centaine d’habitant ont déjà quitté leurs maisons.

La circulation est interdite sur les ponts de Montcy-Saint-Pierre, Mézières et de Warcq en raison des risques provoqués par le courant. Par ailleurs, la plupart des administrations sont fermées le lundi 30 janvier 1995.

Le mardi 31 janvier 1995 est qualifié de « mardi noir » par les médias. Le cap des 6,50 mètres est attendu pour la nuit à Mézières. Il faut posséder un laissez-passer pour emprunter la rocade de Charleville-Mézières.

Le centre de loisirs de La Francheville a été réquisitionné pour accueillir les personnes sinistrées. 

Le 31 janvier, le 1er ministre Edouard Balladur est venu prendre la mesure de la situation. Après avoir survolé les zones inondées, il a fait quelques pas dans les rues de Charleville-Mézières en se rendant Cours Briand avant d’assurer aux sinistrés la « solidarité du gouvernement et de la collectivité nationale ».  (Libération, 01 février 1995.).

Après avoir atteint une cote maximum de 6,30 mètres le 31 janvier 1995, la Meuse amorce sa décrue. Le 4 février, le nettoyage peut commencer. 

 

Retrouvez le reportage consacré à Charleville-Mézières dans le JT du 29 janvier 1995 sur France 2 :  

 

Retrouvez le diaporama photos des inondations à Charleville-Mézières en cliquant ICI