La surveillance du ciel passe aussi par l’aérodrome des Ardennes

Alors que le pays célèbre sa Fête nationale ce jeudi 14 juillet, retour sur le passage d'un équipage de l’Armée de l’air et de l’espace qui, dans le cadre de sa mission de police du ciel, a passé 3 jours dans les Ardennes. L’occasion de réaliser sur le site de l’aérodrome des Ardennes - Etienne Riché un exercice d’assistance d’un aéronef en détresse. 

A la fin du mois de juin, un hélicoptère Fennec de l’Armée de l’air avec, à son bord, 4 aviateurs, 2 pilotes et 2 tireurs embarqués, a patrouillé à travers le ciel ardennais dans le cadre du dispositif de Posture Permanente de Sûreté Air (PPS-A). Il s’agit d’une mission prioritaire et permanente de l’Armée de l’air visant à assurer la souveraineté de l’espace aérien français au travers de trois missions : détecter, identifier, intervenir. 

La police du ciel

Deux cas de figure peuvent se présenter : l’assistance aux aéronefs en difficulté et l’interception d’appareils contrevenant aux règles de la circulation aérienne (survol de zones interdites, non-respect du plan de vol, absence de contact radio…). C’est la raison pour laquelle l’hélicoptère a à son bord des tireurs embarqués. « Si un aéronef fait une entorse à la réglementation aérienne, par exemple en survolant une zone qui lui est interdite, on peut le forcer à se poser sur un aérodrome, détaille le Capitaine Marie, commandant de bord du Fennec. Intentionnelle ou non, si ce genre d’intrusion se produit, le site de Belval pourrait être mobilisé pour nous appuyer dans la manœuvre d’interception. »
Les zones interdites, dites zones « P », ont été créées pour des raisons de sûreté aérienne nationale, afin d’assurer la protection de sites sensibles. Dans les Ardennes, seule la centrale nucléaire de Chooz est concernée.

Un exercice d’assistance réalisé

Concernant le volet assistance aux aéronefs en difficulté, les militaires ont pu organiser un exercice avec le concours du responsable de l’aérodrome. Une mise en situation a permis de simuler un avion en difficulté qui nécessite l’intervention des militaires. « Il est important pour nous d’associer les acteurs locaux à ce type d’exercice, car ils ont un rôle à jouer dans la chaîne de la PPS, poursuit le capitaine Marie. De plus, ils peuvent par la suite faire un retour d’expérience, par exemple auprès de jeunes pilotes. La prévention passe aussi par l’instruction. » Généralement, les types d’aéronefs concernés sont des ULM, des avions de clubs, voire des ballons dirigeables, dont la vitesse n’excède pas celle d’un hélicoptère (200 à 250 km/h). Pour des appareils plus rapides, les militaires seraient amenés à utiliser un avion de chasse.

Connaître pour anticiper

Olivier Tordo, responsable de l’aérodrome départemental, a été associé à cet exercice : « On a joué le rôle de l’aéronef en détresse à qui l’unité aérienne de l’Armée de l’air porte secours. Dans ce genre de situation, les procédures sont bien particulières et on se plie aux instructions des militaires : ils nous indiquent le cap à tenir et, si besoin, nous escortent jusqu’à un point de chute. Je suis satisfait d’avoir participé à cet exercice : en tant que civil, cela me permet d’avoir un retour sur les manœuvres d’interception et de savoir comment agir, voire anticiper la conduite à tenir. » 
 

 

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