Emma Chemin en mission humanitaire en Tanzanie

Emma Chemin a passé près de 2 mois en Tanzanie, autour d’Arusha, une ville touristique qui sert de point d’entrée à celles et ceux qui s’attaquent à l’ascension du Kilimandjaro. Sur place, elle découvre le quotidien de jeunes accueillis en orphelinat : « Je suis partie dans l’optique d’apporter quelque chose aux enfants. Mais au début, j’ai plutôt été déçue : la plupart s’attendaient à avoir de l’argent, ce qui peut être une bonne chose, mais seulement si on s’assure qu’il sera utilisé judicieusement. Mais pour moi, le plus intéressant, c’est vraiment de donner de son temps et d’apporter de l’aide matérielle. J’y suis allée pour me rendre utile et être active. »
Le matin, elle se consacrait aux enfants et participait aux tâches d’intendance de l’orphelinat, comme la cuisine, les lessives… « Tout ce que je pouvais apporter, je le faisais ! J’ai passé beaucoup de temps avec les enfants, à jouer ou dessiner avec eux, à faire de la cuisine, les aider pour les devoirs… Tout ça m’a plu énormément. C’était parfois compliqué car je n’excelle pas en anglais, mais on arrivait à se faire comprendre. »  

Des micro-projets utiles

Ses après-midis, Emma les consacrait à d’autres projets qu’elle a menés au fur et à mesure de ses rencontres et des besoins qu’elle a repérée : « J’ai commencé par apporter des fournitures scolaires, j’ai aussi aidé à l’achat d’un bus scolaire, en montant une cagnotte en ligne… D’ailleurs, pour l’anecdote, il a fallu aller à la banque pour chercher les 28 millions de Schilling tanzanien (environ 10.000 €, ndlr) ; ça faisait bizarre de déambuler avec autant d’argent dans un pays inconnu ! J’ai participé à une opération mise en place par des bénévoles et des associations qui consistait à mettre en place une « water tower » une sorte de château d’eau. C’était un chouette projet ! Sinon, j’ai collecté près de 100 kg de maïs, ce qui a permis de nourrir une quinzaine de personnes pendant 3 mois. Et j’achetais régulièrement sur les marchés locaux diverses fournitures, comme des chaussures ou des couvertures, que j’ai donné aux personnes qui en avaient besoin. Avec du recul, je pense que deux mois, c’est court pour mettre en place des projets d’envergure. En tout cas, je ne regrette absolument pas, car les actions que j’ai menées et celles auxquelles j’ai participé ont apporté des choses concrètes aux habitants ! »

Vers d’autres missions humanitaires

Cette expérience en Tanzanie a beaucoup apporté à Emma sur le plan personnel et dans ses relations avec les autres, tout en la confortant dans son projet professionnel : elle ambitionne en effet de devenir pédiatre. Elle a ainsi repris ses études de médecine, à Reims et aimerait vraiment repartir en mission humanitaire : « En 3e année, ma fac propose des partenariats avec des pays étrangers. Je veux en profiter pour me rendre à nouveau utile, par exemple dans des hôpitaux. »

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